Dans une petite commune rurale du bord de mer, dont le centre est à 2 km du bord de mer, les terres situées entre le village et la mer étaient des terres agricoles de piètre qualité il y a 30 ans.

Le conseil municipal décida alors d'y construire des résidences secondaires au bord de mer.

Il décida d'urbaniser un premier bloc en bord de mer :

  1. Obligation pour les propriétaires des terres à urbaniser, de payer les travaux de viabilisation grâce à la plus-value virtuelle sur la valeur de leurs terres agricoles qui deviennent constructibles.
  2. Devant la grogne des paysans, des promoteurs proposent la prise en charge des travaux en échange de la vente de terre faisant faire aux paysans une plus-value substantielle.
  3. Les promoteurs empruntent pour payer les travaux et payent la terre aux paysans sous forme d'appartements que les paysans qui le souhaitent peuvent vendre avec une confortable plus-value

Tout le monde est content : les promoteurs, les paysans, les métiers liés à la construction et les politiques dont les amis et la famille profitent du système. Le littoral est bien sûr quelque peu endommagé.

Le système continue ainsi pendant 15 ans et tout ce beau monde en profite. En y ajoutant les fonds européens, ont construit des infrastructures pharaoniques (Opéra, TGV non rentable, aéroports sans avion, autoroute en sous capacités, zones industrielles sans industries, etc..).

Au bout de 15 ans de constructions de résidences de bord de mer, le système s'essouffle. Les clients deviennent moins solvable. Alors que fait-on ?

  1. On construit plus dense et plus petit pour les petits budgets
  2. On force les Caisses d'Epargne, dont les conseils d'administration sont composés de politiques, de prêter à tout va aux collectivités locales et aux futurs propriétaires des cages à lapin du "presque" bord de mer. Évidemment sans apport personnel et des prêts sur 30 ans à taux variable.

Résultat:

  1. Les derniers acquéreurs ne peuvent plus payer et sont ruinés
  2. Les promoteurs font faillite
  3. Les artisans et PME liés au bâtiment déposent le bilan
  4. Les collectivités locales font faillite
  5. Les paysans imprévoyants sont propriétaires de logements virtuels saisis par les banques
  6. Les caisses d'épargne font faillite et doivent être sauvées par l'état espagnol
  7. Les banques possèdent pour 100 milliards d'€ de bien immobiliers dont une grosse partie n'est pas terminée et est invendable.

Sur certains tronçons de TGV, la vente de billets ne couvre même pas les frais d'exploitation.

L'Opéra de Valence (Palau de les Arts de Valencia) inauguré en 2005 a été dirigé par Lorin Maazel pendant trois ans pour la modique rémunération de 4,5 millions d'€, puis par Zubin Mehta pour seulement 2,5 millions d'€ sur trois ans. Aujourd'hui cet Opera est au bord du gouffre en raison de la baisse drastique des subventions. La généralité de Valence a payé 475M€ pour la construction. Et des défauts commencent à apparaître.