L'Avis du Sipperec sur la montée en Débit dans des zones comme Nogent-sur Marne
Par Dominique Kirsner le jeudi 14 janvier 2010, 10:51 - Haut-Débit - Lien permanent
L'avis complet est disponible ici : http://www.sipperec.fr/fileadmin/templates/pdf/Actualites/Consultation_publique_sur_la_montee_en_debit-091123.pdf
Il est particulièrement bien motivé et tout à fait adapté aux communes desservies par le SIPPEREC, dont Nogent-sur-Marne. Le SIPPEREC y reconnait implicitement que la solution OPALYS était peu adaptée, mais était la seule disponible.
La lettre mensuelle du SIPPEREC de décembre 2009 résume sa position :
Y compris en première couronne, les habitants de certaines parties du territoire se plaignent de débits limités (512Kbps) qui ne leur permettent pas d’accéder au service triple play (internet télévision, téléphone). C’est pour résoudre cette question que le Sipperec demande l’application du dégroupage à la sous-boucle locale et du VDSL 2 dans les zones très denses, en application de la Loi sur l’économie numérique. C’est la solution pour atteindre des débits plus importants rapidement là où le déploiement de la fibre ne se fera pas à court terme dans les zones pavillonnaires ou de petits collectifs de moins de 12 logements.
En voici les extraits intéressants directement Nogent-sur-Marne :
SIPPEREC ne peut que partager l’avis de l’Autorité sur le fait que :
« En pratique, les technologies DSL installées au niveau de la sous-boucle permettraient dans ces zones aux lignes les plus longues de passer de débits plafonnant à 512 Kbit/s voire 2 Mbit/s à des débits de plus de 5 Mbit/s voire davantage si les technologies VDSL2 étaient mises en oeuvre à terme (jusqu’à 50 Mbit/s dans ce cas pour des lignes très courtes). »
En clair, pour un budget inférieur à OPALYS, on pourrait avoir partout à Nogent un débit conforme aux usages des prochaines années et préparer l'avenir. Alors que 3 millions d'argent public donnés à OPALYS ont abouti à RIEN.
Enfin le bon sens : il n'y a pas de solution unique. Les solutions dépendent de la topologie locale. Le SIPPEREC reconnait à mi-mot que OPALYS n'est pas adapté partout.
Pour entrer dans le détail de ses analyses et prises de position, l’ARCEP propose « d’utiliser la distinction, couramment retenue pour le déploiement des réseaux FTTH, entre zones très denses, zones semi denses et zones moins denses. »
Mais le Syndicat n’est pas certain que les réseaux FTTH viendront combler les zones grises du DSL, à court terme, et même à moyen terme, dans ses communes composées, pour une part, de pavillons ou de petits collectifs de moins de 12 logements.
« Malheureusement, les annonces des opérateurs laissent penser que seuls les immeubles de plus de 12 logements verront le déploiement de réseaux FTTH et que ces opérateurs n’iront pas au-delà des 5,5 millions de foyers répartis sur 148 communes en France. »