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mercredi 11 novembre 2015

Quelle complémentaire santé (appelée communément mutuelle) à la retraite ?

Au moment de la retraite, les cotisations à la complémentaire santé "responsable" (souscrite par 96% des français auprès de compagnies d'assurance, de mutuelles ou de caisses de retraite et appelée communément "mutuelle"), ne bénéficient plus de la déduction fiscale ni de l'aide de l'employeur et ne sont plus obligatoires. Ce qui fait que le coût réel, après impôts, supporté par un jeune retraité pour payer sa "mutuelle" est multiplié par 3 au minimum au moment de partir à la retraite.

De nombreux articles de presse comme celui-ci et comme le numéro d'octobre 2015 de la revue "mieux vivre votre argent" suggèrent très fortement que l'auto-assurance est la meilleure solution, car le vrai risque est couvert par l'assurance maladie obligatoire qui coûte 1% de la retraite..C'est à dire qu'il s'agit d'arrêter la mutuelle et de disposer en permanence de 3 à 5 ans de cotisations en liquidité rapidement disponible.

Pour l'assurance incendie, l'assurance responsabilité civile , l'assurance maladie obligatoire couvrant l'hôpital et les maladies graves, l'assuré peut disposer de statistiques et sait qu'un cas grave pouvant coûter des centaines de milliers d'€ sera bien couvert. Ainsi, une dialyse coûte 90 000€ par an à la Sécurité Sociale et rien à la mutuelle. Rien de tel pour les "mutuelles responsables" et aucune statistique ne permet de mesurer le risque couvert. Et les mutuelles ne prétendent pas qu'elles couvrent de gros risques financiers et refusent de fournir des statistiques qu'elles auraient la possibilité de fournir. Pourquoi la Sécurité Sociale mesure-t-elle le risque couvert, et pas les mutuelles ? Pourquoi les députés ont-ils voté la mise en œuvre d'une garantie minimale pour les mutuelles sans vérifier le risque couvert sur 10 ans ?

Certaines années exceptionnelles, une "mutuelle" peut être amenée à rembourser 3 à 5 fois le montant des cotisations, mais cela reste exceptionnel. Dans cet article, je vais essayer de montrer à l'aide des statistiques publiques de l'assurance maladie que, selon toute vraisemblance, une "mutuelle" sur une durée de 10 ans :

  1. Permet d'économiser de l'ordre de 20 € par mois en frais de santé dans 1% des cas
  2. Coûte plus cher que les cotisations versées dans 99% des cas
  3. Ne couvre pas de très grosses dépenses sauf pour les mutuelles, fort rares, qui couvrent bien l'hôpital américain de Paris, une des très très rare clinique non conventionnée en France. Et encore, une telle mutuelle plafonne les remboursements à 30 000 € par an pour une cotisation de 358€ par mois entre 61 et 65 ans et de 509€ par mois de 66 à 70 ans.

Les principales données publiques sur lesquelles je m’appuie montrent :

  • Il y a 1% des malades qui ont chaque année un reste à charge moyen mensuel (après remboursement sécurité sociale) supérieur à 271€, mais sur 6 ans il y a 1% des malades qui ont un reste à charge moyen mensuel supérieur à 182€, car ce ne sont pas les mêmes malades qui ont un reste à charge élevé chaque année. Et sur 20 ans, le risque non couvert par l'assurance maladie obligatoire est encore bien inférieur.
  • Le reste à charge est en moyenne pris en charge à 60% par les mutuelles, et le reste est payé par l'assuré.
  • Mais dans les cas les plus coûteux ci-dessus, aucune donnée ne permet de savoir la part prise en charge par une mutuelle de base, alors que les données publiques disponibles auraient permis de le calculer. Les députés, qui ont voté le contenu de la complémentaire santé minimale pour bénéficier du label "responsable", se sont bien gardés de faire cette vérification.

Pourquoi l'auto assurance est-elle préférable à la complémentaire santé pour un retraité qui ne dispose pas d'aide comme les actifs, et qui ne peut pas déduire les cotisations de son revenu imposable, et qui dispose de liquidité correspondant à 3 ans de cotisations mutuelle :

  1. Car le vrai risque est géré par la sécurité sociale et que la complémentaire ne gère que de la trésorerie à un coût de 35% annuel prélevé sur les cotisations versées (13,27% de taxe et 20% de frais de gestion en moyenne). Ainsi, l’hémodialyse coûte 89 000€ par an et par malade à la Sécurité Sociale pour chacun des 31 000 malades, et rien aux mutuelles.
  2. Par ce que rien ne prouve que l'auto-assurance présente un risque sur la durée...bien au contraire.
  3. Car il n'existe aucun cas documenté d'une personne qui aurait été remboursée plus que les cotisations versées sur une période de 10 ans.
  4. Car les mutuelles ne remboursent en moyenne que 60% à 65% des cotisations versées.
  5. Car, en moyenne, 76% des frais de santé, sont remboursés par la sécurité sociale, 13,8% par les complémentaires santé et 8,8% restent à la charge des ménages.
  6. Avec l'auto-assurance, les retraités économiseraient en moyenne 15000€ sur la durée de la retraite, qu'ils pourraient utiliser pour gérer la dépendance et/ou les 8,8% de dépenses qui ne sont remboursées ni par la sécurité sociale, ni par les mutuelles.

Pour plus de détail sur le risque, J'ai présenté ici un argumentaire beaucoup plus détaillé avec de nombreuses références à des études publiques évaluant les coûts de la santé et la répartition entre les Sécurité Sociale, les mutuelles et les ménages.

Les complémentaires santé, qui possèdent des statistiques sur un éventuel risque à ne pas prendre de mutuelle, ne communiquent pas sur un tel risque en fournissant des chiffres et des statistiques.

Elles pourraient communiquer sur la probabilité qu'un assuré soit remboursé sur 10 ans, une somme supérieure aux cotisations versées. Ce risque est à mon avis d'1% de chance d'économiser 20€ par mois sur 25 ans et 99% de chance de cotiser à perte sur 25 ans. Et je montre dans ce billet les raisons de cet avis qui m'a incité à supprimer ma mutuelle au moment de ma retraite il y a trois ans : Nous avons dépensé, ma femme et moi, 29,58€ par mois et par personne en frais de santé, non remboursés par la sécurité sociale, pendant les 3 ans suivant ma retraite.

Les différents arguments des mutuelles sont :

  1. La sécurité sociale se désengage : faux, le pourcentage de prise en charge des soins par la sécurité sociale est stable à plus de 76% depuis plusieurs années et a même augmenté de 0,7% entre 2011 et 2014 (voir ici et ici). La couverture des mutuelles oscille très légèrement autour de 13,5% du coût des soins. Il y a effectivement désengagement de la sécu pour les petits bobos, mais pas sur l'hôpital ni sur les ALD (Affections de Longue Durées) prises en charge à 100% qui représentent les vrais risques et plus de 60% du budget de la sécurité sociale. La part des organismes complémentaires dans les dépenses de santé diminue légèrement en 2014 : voir Les dépenses de santé en 2014
  2. En 2015, la part des organismes complémentaires (mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurances) diminue légèrement pour la deuxième année consécutive (-0,3 point en deux ans) et ne représente plus que 13,3 % de la dépense en 2015 http://drees.social-sante.gouv.fr/I....
  3. Les mutuelles se désengagent : vrai. Suite à un intense lobbying, les mutuelles ont obtenu la publication d'un décret le 18 novembre 2014, ayant pour but de diminuer le remboursement des lunettes et des dépassements d'honoraire : ici et ici.
  4. Les lunettes sont chères, mais pour un retraité qui change de lunette en moyenne tous les 4,45 ans, cela représente un remboursement de 5€ par mois pour la mutuelle - et ce remboursement lui a coûté 7€ par mois en moyenne. Voir ici. Les mutuelles avaient demandé un plafonnement drastique du remboursement des lunettes. Le lobbying des opticiens a limité le plafonnement. Voir ici.
  5. L'hôpital avec chambre individuelle : Pour 300 jours d'hôpital sur une durée de 25 ans, cela représente un remboursement moyen de 58€ par mois pour la mutuelle, dont 40€ pour la chambre individuelle. Attention : en cas dépendance, seuls les soins sont pris en charge par la sécurité sociale et la mutuelle. Et encore, si vous êtes en EHPAD, la mutuelle ne paye rien pour les soins courants, ni pour les soins liés à l'ALD. Par ailleurs, on garde de moins en moins longtemps un malade en hôpital. Et si la chambre individuelle est obligatoire, elle n'est pas facturée. Enfin, il existe des mutuelles qui ne couvrent que l'hospitalisation pour un coût très inférieur aux mutuelles généralistes.
  6. Pendant les 30 premiers jours d'hospitalisation, il reste 20% à votre charge sauf si vous avez un acte de diagnostic (scanner ou autre) ou une intervention chirurgicale à plus de 120€. En pratique, cela ne concerne que des séjours d'observation de moins de 3/4 jours qui coûtent au plus 300€ par jour à la mutuelle. Je ne vois pas comment on peut rester 30 jours à l'hôpital sans acte coûtant plus de 120€.
  7. Les dépassements d'honoraire ne sont pas remboursés par la sécurité sociale et peuvent coûter plusieurs milliers d'Euros, surtout en chirurgie, en prothèses et implants dentaires, et en optique : Mais un malade n'a pas de gros dépassements chaque année, et ceux-ci sont loin d'être tous pris en charge par les mutuelles. Il reste ainsi en moyenne 8,8% des dépenses de santé qui restent à la charge des ménages. Ainsi, toutes les statistiques et données publiées ci-dessous et dans les liens publics tiennent compte des dépassements d'honoraire.

Les dépassements d'honoraire m'amènent à fournir les précisions suivantes :

  • Suite à un lobbying intense des mutuelles, le gouvernement a publié le Décret n° 2014-1374 du 18/11/14 qui plafonne le remboursement des dépassements d'honoraire (Article 2, §1 et §2)
  • Par le même décret, le gouvernement a plafonné le remboursement des lunettes dans son §3
  • Les prothèses dentaires sont en général très mal remboursées par les mutuelles et l'on n'a que 32 dents.
  • La conséquence est un plus grand reste à charge à cotisation constante selon le cabinet Mercer

Dernier argument des mutuelles : le coût des soins augmente avec l'âge :

  1. Cette augmentation est partiellement liée au fait que 7 à 8% des frais de santé pendant toute la vie surviennent la dernière année de vie...et que plus on vieillit, plus la probabilité de mourir dans l'année augmente.
  2. Mais le coût pour les mutuelles augmente 4 fois moins vite avec l'âge que le coût des soins pris en charge par la sécu. Le coût pour la mutuelle diminue même à partir de 80 ans environ. La raison en est que les pathologies des personnes âgées sont plus souvent prises en charge à 100%.
  3. Comme le montre le rapport du "Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie : « Vieillissement, longévité et assurance maladie »" page 17 : "Le taux de couverture des dépenses par la Sécurité Sociale" s’améliore entre 55 et 80 ans, puis se stabilise". La lecture de cette étude permet de comprendre le risque couvert par la Sécurité Sociale en fonction de l'âge.

Mais le véritable argument pour l'auto-assurance provient des différentes statistiques publiques qui montrent que ne n'est pas toujours les mêmes malades qui ont un reste à charge élevé. Autrement dit, les frais de santé peuvent être élevés pour certaines pathologies, mais le reste à charge élevé une année est en règle générale compensé les années suivantes. Et le reste à charge n'est couvert en moyenne qu'aux deux tiers pas les mutuelles.

Analyse du RAC (Reste à Charge après remboursement de la sécurité sociale) sur 3 ans à partir de la page 52 du rapport 2013 du HCAAM, qui n'est couvert que partiellement par la mutuelle

  • 5 % de la population ont un RAC cumulé sur la période 2008-2010 qui dépasse 4 200 €, soit un reste à charge moyen mensuel supérieur à 117€. Et leur reste à charge moyen mensuel est de 173€.
  • Pour 1 % de la population, le RAC dépasse 7 250 €. Soit soit un reste à charge moyen mensuel supérieur à 202€ par mois.

Enfin les comptes de santé 2014 publiés le 15 septembre 2015 présentent un éclairage nouveau en étudiant les dépenses de santé d'une cohorte représentative pendant 6 ans à partir de la page 141 : "Une analyse longitudinale (2008-2013) du reste à charge des ménages après remboursement par l’assurance maladie obligatoire".

Cela est intéressant, car si pendant une ou deux années, une mutuelle peut rembourser une somme supérieure aux dépenses engagées, rien ne prouve que cela soit le cas sur la durée. Or l'intérêt d'une mutuelle ne peut se mesurer que sur la durée de la retraite. L'étude ne concerne que l'analyse du reste à charge (RAC) après remboursement par l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Il aurait été intéressant de connaitre la partie de ce reste charge remboursé par les mutuelles. Mais comme l'indique pudiquement le rapport page 145 :"Par ailleurs, les données de RAC après assurance maladie complémentaire (AMC) ne sont pas disponibles"

  • Le RAC annuel est supérieur à 3 250 euros dans 1 % des cas en 2009, avant intervention des organismes complémentaires (page 131). Soit un RAC mensuel moyen supérieur à 271€
  • Le RAC annuel moyen est supérieur à 2 188 euros dans 1 % des cas de 2008 à 2013, avant intervention des organismes complémentaires. Soit un RAC mensuel moyen supérieur à 182€ sur 6 ans.

Cette baisse de reste à charge sur la durée est la conséquence, comme le démontre en détail le rapport, du fait qu'il y a une très faible corrélation entre un RAC élevé une année et la suivante. Autrement dit, il y a une très très faible probabilité d'avoir un reste à charge élevé pendant 25 ans de retraite. Autrement dit, l'auto-assurance fait sens sur 10 ans ou plus. Et ce d'autant plus que les mutuelles ne remboursent chaque année que 60% des cotisations versées.

En synthèse, sur 6 ans, 1% des assurés ayant le RAC le plus élevé ont un RAC mensuel moyen supérieur à 182€ par mois après remboursement de l'AMO .

Mais si on inclut les cotisations que l'on continue à verser pendant la maladie, on peut essayer d'estimer les dépenses de santé totales mensuelles pendant les périodes les plus aïgues.

  • Dans ces cas aigus sur 6 ans, on peut supposer qu'une mutuelle à 70€ par mois permette un remboursement de 50% du RAC. Soit une dépense de santé de 162€ mensuelle pendant cette période (cotisation plus reste à charge).
  • Dans ces cas aigus sur 6 ans, on peut supposer qu'une mutuelle haut de gamme à 120€ par mois permette un remboursement de 80% du RAC. Soit une de dépense santé de 156,40€ mensuelle pendant cette période (cotisation plus reste à charge).

Ainsi les mutuelles pourraient avoir un impact faible pour les 1% de malades ayant le reste à charge le plus élevé pendant 6 ans : de l'ordre de 20€ d'économie pendant 6 ans après avoir cotisé pendant des années.. Et il n'est n'est pas du tout sûr que le prix de la mutuelle influe beaucoup sur le niveau de remboursement pour les 1% de malade ayant le reste à charge le plus élevé.

C'est le système des complémentaires qui est aberrant. En Alsace-Moselle, il y a une complémentaire santé obligatoire et identique pour tous qui ne coûte que 1,5% des salaires ou des retraites. Les frais de gestion sont de 1% des cotisations contre 20% ailleurs, car la gestion du système est sous-traitée à Sécurité Sociale à coût marginal. Les propositions de généraliser le système ont été balayées un peu vite, car elles impliqueraient :

  1. La faillite des mutuelles.
  2. Une augmentation des charges des salariés. En effet, en Alsace Moselle, les salariés payent la mutuelle obligatoire du système local 40% plus cher que les retraités en moyenne, alors que pour les mutuelles du reste de la France, c'est l'inverse : les retraités payent 40% de plus que les salariés, hors niche fiscale. Et en tenant compte des avantages fiscaux et sociaux, les salariés payent la mutuelle trois fois moins cher que les retraités.
  3. Voir ici.

dimanche 23 novembre 2014

L'implantation des caméras de surveillance à Nogent sur Marne rendue facilement accessible

Voici la carte des implantations obtenue grâce à l'action de l'association Action Nogent, à partir de données publiques parfois complexes à obtenir.

http://action-nogent.fr/2014/11/implantation-des-cameras-de-videosurveillance/

samedi 22 novembre 2014

Faut-il souscrire une complémentaire santé, couramment appelée mutuelle ? Quel risque ? Quelle rentabilité ?

Au moment de la généralisation des complémentaires santé pour tous les salariés au 1er janvier 2016, les fonctionnaires et les retraités sont les seuls pour qui la mutuelle ou la complémentaire santé n'est pas obligatoire et qui ne peuvent déduire leur cotisation de leur revenu imposable. Elle n'est pas obligatoire pour les TNS et les libéraux, mais déductible des revenus.

Est-il utile, souhaitable ou rentable de souscrire à une complémentaire santé ? Est-ce risqué de s'auto-assurer, c'est à dire d'épargner les cotisations et gérer soi-même la partie non couverte par la sécurité sociale ?

Existe-il des situations où, sur une durée de 10 ans, une mutuelle rembourse à un même assuré plus que les cotisations versées ? On peut imaginer que si c'était le cas, les mutuelles communiqueraient sur ce type de risque. Mais elles ne le font pas....

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de bien comprendre le rôle des complémentaires santé. En effet, en raison de l'opacité des informations sur les remboursements, pratiquement personne n'est en mesure d'identifier combien coûte réellement les soins et qui les prend en charge, la Sécurité Sociale ou la complémentaire santé.

Attention : la situation des DOM et de l'Alsace Moselle est spécifique : les DOM ont des coûts supérieurs de 20% à la métropole et l'Alsace Moselle a un meilleur système de sécurité sociale.

En étudiant les Comptes nationaux de la santé en 2013, on peut comprendre comment se fait la prise en charge des soins et des biens médicaux :

  1. 76% des frais, en moyenne, sont remboursés par la sécurité sociale,
  2. 13,8% des frais sont, en moyenne, remboursés par les complémentaires santé que souscrivent 96% des assurés sociaux,
  3. 8,8% restent à la charge des ménages.

Sur les 24% non pris en charge par la Sécurité Sociale, pourquoi n'en couvrir qu'une partie d'environ 60% des 24% non couverts par la Sécurité Sociale ?

En 2010, 96% des assurés sociaux souscrivaient à une complémentaire santé. Ainsi les complémentaires santé complètent partiellement, en fonction des contrats, certaines dépenses "mal" remboursées par la sécurité sociale. Principalement les lunettes, les prothèses dentaires, 18€ par journée d'hôpital, les 18€ restant à charge pour les examens lourds coûtant plus de 120€, les dépassements d'honoraires, etc...

Mais les soins lourds, c'est à dire les gros risques, sont principalement pris en charge par la sécurité sociale

  1. 91% des frais d'hospitalisation, en moyenne, sont remboursés par la sécurité sociale. L'hospitalisation est prise en charge à 100%, sauf 18€ par jour, le supplément chambre individuelle et les dépassements d'honoraires. 46,4% du budget de la sécurité sociale est dédié à l'hospitalisation.
  2. Les Affections de Longue Durée dites ALD30 sont prises en charge à 100%, hors dépassement d'honoraires. Ainsi toutes les maladies graves et chères à soigner sont prises en charges à 100% du tarif de la sécurité sociale : le remboursement des ALD représente 66% du budget de la sécurité sociale
  3. Les examens lourds coûtant plus de 120€ (scanner, IRM, Etc..) sont pris en charge à 100% du tarif de la sécurité sociale, sauf 18€ par acte. Si l'examen concerne une ALD il est pris en charge à 100%.
  4. Les malades en ALD supportent néanmoins un reste un charge :
    1. Jusqu'à 100€ par an de franchise par an, jamais pris en charge par les complémentaires.
    2. D'après l'article ci-dessus : Au total, selon la Cour des Comptes, 800 0000 patients en ALD ont un "reste à charge" annuel supérieur à 1000 euros par an. Mais aucune information ne permet de savoir la part de ce reste à charge remboursé par les complémentaires santé.

Le reste à charge, c'est à dire la part des soins non remboursés par la sécurité sociale, peut être partiellement couvert par une complémentaire santé sur la base d'un contrat.

Les complémentaires couvrent elles un risque? Autrement dit, quelle est probabilité pour qu'une personne souscrivant à une complémentaire santé soit remboursé plus que les cotisations versées sur la durée de la retraite.

  • Sur une année, le remboursement peut être supérieur aux cotisations.
  • Par contre je ne connais aucun cas documenté pour lequel sur la durée, le remboursement soit supérieur aux cotisations.
  • Les complémentaires santé disposent évidement de telles statistiques, mais refusent de communiquer dessus. Malgré de lourdes campagnes de communication, aucun de leur message ne parle d'un risque sur la durée. Et pour cause.

Autrement dit, les assurances incendie, responsabilité civile couvrent un risque de sinistre plusieurs centaines de fois supérieur au montant de la prime annuelle. La Sécurité Sociale également puisqu'une opération à cœur ouvert, un cancer coûtent des centaines de milliers d'€ remboursés à 100% par la Sécurité Sociale. Les complémentaires santé couvrent-elles un risque de gros sinistre ? Ou est-ce une gestion de trésorerie qui coûte 30% du montant des primes?

Il est évidement difficile de connaitre individuellement la rentabilité d'une complémentaire santé puisqu’aucune statistique n'est actuellement disponible. Par contre la rentabilité moyenne pour les cotisants s'est fortement dégradée depuis dix ans.

  • Il y a dix ans, 90% des cotisations étaient reversées chaque année aux cotisants sous forme de remboursement de soins
  • Aujourd'hui, moins de 70% des cotisations servent au remboursement des soins. Soit une baisse de 20% de la rentabilité des contrats, toute chose étant égale par ailleurs. En effet, 13,27% des cotisations sont directement reversées sous forme de taxe, dont 6,27% pour contribuer à la CMU selon la circulaire N° DSS/5D/2011/133 du 8 avril 2011. Ces taxes n'existaient pas il y a dix ans.
  • Les comptes de résultat des complémentaires santé 2011 montrent une différence de rentabilité entre les contrats individuels et les contrats collectifs. Pour les contrats individuels des mutuelles, 79% des primes, nettes des 13,27% de taxe servent à rembourser les soins. Ce qui fait qu'en moyenne seules 68,52% des primes versées sur les contrats individuels servent au remboursement des soins:

Compte de résultats des complémentaires

La rentabilité moyenne d'une complémentaire santé est certes très faible, mais c'est le coût de l'assurance dit la rumeur. Par ailleurs le coût des soins augmente avec l'âge. Et les français ont peur de l'avenir.

Mais, deux documents https://www.tresor.economie.gouv.fr/File/378685 et http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/rapport_annuel_2012_hcaam.pdf montrent que le risque, s'il existe, n'est pas basé sur des données avérées (voir les Tableaux statistiques dépenses de santé extraits des documents) :

En particulier Evolution des frais de santé avec l'âge

On y voit que dans la tranche d'âge 56-65, le remboursement moyen de la complémentaire santé est de 450€ et dans la tranche d'âge 66 à 75, il est de 510€. J'en ai déduit que l'augmentation moyenne annuelle sur 10 ans est de 60€ en partant de 450€ , soit une augmentation moyenne annuelle de 1,26%, entre 60 ans et 70 ans, du remboursement des complémentaires santé. A comparer avec l'augmentation des cotisations.

Ce phénomène est dû au fait que, avec l'âge, de plus en plus de malades sont remboursés à 100% pour leur affection de longue durée.

Le remboursement moyen des complémentaires santé est respectivement de 450€, 510€ et 630€ selon la tranche d'âge (55-65, 65-75 et plus de 75 ans). A comparer avec les cotisations moyennes et les remboursements moyens de sécurité sociale qui sont respectivement de 2010€, 4030€ et 5740€. Ces remboursements de sécurité sociale augmentent donc en moyenne de 7,40% par an, quand ceux des mutuelles augmentent en moyenne de 1,26% par an.

Les moyennes ne voulant pas dire grand chose, il est important de regarder le risque :

  • Sur 1 an, 1% des assurés ont un reste à charge de 3 382 € partiellement couvert par la complémentaire santé
  • Sur 3 ans, 1% des assurés ont un reste à charge moyen annuel de 2 414€ partiellement couvert par la complémentaire santé. Ceci montre que ce ne sont pas toujours les mêmes malades qui coûtent cher chaque année....heureusement.
  • Sur 6 ans, 1% des assurés ont un reste à charge moyen annuel de 2188€, dont entre un tiers et deux tiers sont pris en charge par la complémentaire santé. Le reste à charge des ménages dépend du niveau de couverture de la complémentaire santé, et de la cotisation associée. Rien de prouve que les mutuelles remboursent plus que les cotisations versées, même dans ces cas extrêmes.
  • Sur 10 ans, 1% des assurés ont un reste à charge moyen annuel inconnu...et c'est dommage car cela serait une vrai donnée de décision.
  • Je n'ai trouvé aucune donnée montrant un risque d'un reste à charge énorme remboursé par une complémentaire santé. D'ailleurs les complémentaires plafonnent chacune de leur prestation.
  • Au cours de la dernière année de vie, les dépenses de santé sont estimées, selon les sources, de 10 à 30 % de l’ensemble des dépenses d'une personne. C'est la principale raison pour laquelle la dépense moyenne augmente avec l'âge. Plus ont est âgé, plus on se rapproche de la dernière année!!

En réalité, sur 10 ou 20 ans de retraite, le reste à charge moyen est nettement inférieur aux chiffres ci-dessus, mais non publié. La raison en est que les dépenses lourdes récurrentes sont normalement prises en charge dans le cadre d'une Affection de Longue Durée. Et si une nouvelle affection coûteuse pour les mutuelles apparaissait, elles feraient le lobbying nécessaire pour ajouter une ALD.

  • En outre si le reste à charge est lié à un accident dû à un tiers identifié, c'est ce dernier qui paiera.
  • Enfin dans un couple, la probabilité que les deux subissent un reste à charge élevé est inférieur à un.

Enfin, pour ceux qui ont peur des coûts de l'hospitalisation, sachez qu'il existe des complémentaires santé n'assurant que l'hospitalisation. Ces couvertures haut de gamme coûtent entre 20€ et 40€ par mois. Elles sont difficiles à trouver sur Internet car non référencées par les comparateurs de mutuelles. A titre d'exemple voici deux devis effectués le 21 novembre 2014 : Devis hospitalisation seule. La différence est liée à l'âge des souscripteurs. L'un des contrats peut-être souscrit même après 80 ans.

Si on ajoute aux 40€ mensuel d'assurance hospitalisation, 20€ par mois de lunette et 20€ par mois pour les prothèses dentaires sur la durée de la retraite, on obtient une excellente couverture...avec un petit risque de trésorerie pour les dents et les lunettes. En effet, le remboursement des lunettes sera plafonné à 470€ pour les lunettes simples dès 2015, jusqu'à 850€ tous les 2 ans pour les lunettes complexes et on n'a que 28 dents.

Pour s'en convaincre, on peut utilement lire le document Les contrats les plus souscrits auprès des complémentaires santé en 2010. Celui-ci analyse les remboursements moyens de quelques soins résumés dans le tableau ci-dessous : Evolution_2006-2010_des_niveaux_moyens_de_garantie_des_biens_de_reference.jpg

Quelques questions courantes :

  1. Si la sécurité sociale continue à dérembourser, que se passera-t'il ? Réponse : Les mutuelles augmenteront leur tarif ou laisseront plus à la charge des cotisants.
  2. Les cotisants retraités et fonctionnaires payent des impôts sur des impôts, puisqu'ils ne peuvent déduire la taxe CMU de leur revenu imposable ? Réponse : Oui, c'est une spécialité française.
  3. Combien y a-t'il d'organismes proposant une complémentaire santé ? Réponse : Entre 2001 et 2011, le nombre d’organismes assurant une couverture santé complémentaire a diminué de plus de la moitié. Malgré ce fort mouvement de concentration, le secteur mutualiste reste très morcelé : sur les 521 mutuelles finançant le Fonds CMU, les 100 premières représentent à elles seules plus de 85 % de l’assiette du Fonds CMU correspondante et les 421 restantes moins de 15 %.
  4. Y a-t'il un risque d'avoir un très gros sinistre (10 à 1000 fois la cotisation annuelle) que je n'arriverai pas à supporter si je n'ai pas de complémentaire santé ? Réponse : Je n'ai trouvé aucune communication sur le sujet et les complémentaires santé, qui plafonnent toutes contractuellement tous leurs remboursements, ne communiquent pas sur un tel risque.
  5. Et si je suis hospitalisé pendant 365 jours ? Votre reste à charge serait alors de 6670€ plus la chambre individuelle, plus les quelques loisirs disponibles. Il s'agirait probablement de soins de suite...A chacun de décider en fonction du montant de sa retraite, une fois déduits les frais fixes. Attention, si vous restez dans une maison médicalisée car dépendant, les frais de séjour ne sont pris en compte ni par sécurité sociale ni par la complémentaire santé : seuls les soins sont pris en charge.
  6. L'auto-assurance est-elle rentable ? Est-elle risquée ?

Pour tenter de répondre à cette question pour un retraité, il faut évaluer la rentabilité sur 20 ans, car même si on est très malade sur la durée, les remboursements de la complémentaire ne sont pas élevés chaque année, loin sans faut, compte tenu du remboursement à 100% des ALD. Nous avons, dans le tableau ci-dessous, simulé les remboursements hôpital, lunette, et prothèse. On voit que le remboursement maximum des mutuelles est sensiblement inférieur sur la période aux cotisations, même en supposant un remboursement de lunettes tous les 2 ans, ce qui est beaucoup (surtout après 75 ans). En réalité, les plus de 60 ans changent de lunette en moyenne tous les 4,45 ans.

Les cotisations sur 20 ans représentent, en € actuels, environ 25 années de cotisations pour tenir compte de l'augmentation des cotisations avec l'âge. L'augmentation du coût des soins est compensée par l'augmentation des cotisations liée au coût des soins.

Exemple auto-assurance complémentaire santé

Est-ce risqué? Y a t'il des situations où une complémentaire pourrait être amenée à rembourser sur 20 ans, deux fois les montants cotisés ou plus ? Je n'ai pas la preuve que ce risque n'existe pas, mais je suis persuadé que ce risque n'existe pas. En outre, les mutuelles ne parlent jamais d'un tel risque qui, s'il existait, serait un bon argument de vente. Tout le monde a conscience de l'intérêt de l'assurance incendie. Mais pour la maladie, la véritable assurance est la sécurité sociale. Une opération à cœur ouvert pour le remplacement d'une valve coûte environ 100 000€ à la sécu et 180€ environ à mutuelle plus les éventuels dépassements d'honoraire, s'ils existent et s'ils sont couverts par la mutuelle !!!

Je pense qu'il vaut mieux épargner les cotisations pour les utiliser pour les restes à charge non couverts par les mutuelles.

Cette étude pourrait donner des résultats différents en Alsace Moselle et dans les DOM

mardi 5 août 2014

Comprendre la crise immobilière espagnole par l'exemple

Dans une petite commune rurale du bord de mer, dont le centre est à 2 km du bord de mer, les terres situées entre le village et la mer étaient des terres agricoles de piètre qualité il y a 30 ans.

Le conseil municipal décida alors d'y construire des résidences secondaires au bord de mer.

Il décida d'urbaniser un premier bloc en bord de mer :

  1. Obligation pour les propriétaires des terres à urbaniser, de payer les travaux de viabilisation grâce à la plus-value virtuelle sur la valeur de leurs terres agricoles qui deviennent constructibles.
  2. Devant la grogne des paysans, des promoteurs proposent la prise en charge des travaux en échange de la vente de terre faisant faire aux paysans une plus-value substantielle.
  3. Les promoteurs empruntent pour payer les travaux et payent la terre aux paysans sous forme d'appartements que les paysans qui le souhaitent peuvent vendre avec une confortable plus-value

Tout le monde est content : les promoteurs, les paysans, les métiers liés à la construction et les politiques dont les amis et la famille profitent du système. Le littoral est bien sûr quelque peu endommagé.

Le système continue ainsi pendant 15 ans et tout ce beau monde en profite. En y ajoutant les fonds européens, ont construit des infrastructures pharaoniques (Opéra, TGV non rentable, aéroports sans avion, autoroute en sous capacités, zones industrielles sans industries, etc..).

Au bout de 15 ans de constructions de résidences de bord de mer, le système s'essouffle. Les clients deviennent moins solvable. Alors que fait-on ?

  1. On construit plus dense et plus petit pour les petits budgets
  2. On force les Caisses d'Epargne, dont les conseils d'administration sont composés de politiques, de prêter à tout va aux collectivités locales et aux futurs propriétaires des cages à lapin du "presque" bord de mer. Évidemment sans apport personnel et des prêts sur 30 ans à taux variable.

Résultat:

  1. Les derniers acquéreurs ne peuvent plus payer et sont ruinés
  2. Les promoteurs font faillite
  3. Les artisans et PME liés au bâtiment déposent le bilan
  4. Les collectivités locales font faillite
  5. Les paysans imprévoyants sont propriétaires de logements virtuels saisis par les banques
  6. Les caisses d'épargne font faillite et doivent être sauvées par l'état espagnol
  7. Les banques possèdent pour 100 milliards d'€ de bien immobiliers dont une grosse partie n'est pas terminée et est invendable.

Sur certains tronçons de TGV, la vente de billets ne couvre même pas les frais d'exploitation.

L'Opéra de Valence (Palau de les Arts de Valencia) inauguré en 2005 a été dirigé par Lorin Maazel pendant trois ans pour la modique rémunération de 4,5 millions d'€, puis par Zubin Mehta pour seulement 2,5 millions d'€ sur trois ans. Aujourd'hui cet Opera est au bord du gouffre en raison de la baisse drastique des subventions. La généralité de Valence a payé 475M€ pour la construction. Et des défauts commencent à apparaître.

dimanche 19 janvier 2014

La vérité sur les données financières de Nogent sur Marne 2001-2012

Ces données sont extraites des chiffres officiels publiés par le ministère des finances.

Il s'agit des comptes administratifs de fin d'année entre 2001 et 2012. Les chiffres incluent également la moyenne des communes "équivalente" - Strate = communes de 20 000 à 50 000 hab appartenant à un groupement fiscalisé (FPU).

Cette synthèse montre sur 11 ans :

  • Que Nogent est peu endettée, avec une annuité par habitant 44% plus faible que les communes de la même strate
  • Que les impôts locaux par habitant sont 20% plus élevés que la moyenne
  • Que les dépenses d'équipement par habitant y sont en moyenne 38,5% supérieurs à la moyenne de la strate, en y incluant la Communauté d'Agglomération.
  • Que les dépenses de fonctionnement par habitant y sont en moyenne 14,6% supérieurs à la moyenne de la strate, en y incluant la Communauté d'Agglomération.

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mardi 31 décembre 2013

Économisez jusqu'à 300€ par an en changeant de carte bancaire

Si vous utilisez une carte Gold ou Premier émise par une banque traditionnelle et que vous avez des dépenses hors de la zone €, vous pouvez économiser sans changer de banque:

  1. 132 € à 135€ par an de cotisation pour une première carte
  2. 65€ par an de cotisation pour une deuxième carte
  3. au moins 1% sur vos dépenses hors zone €, soit au moins 100€ d'économie pour 10 000 € dépensés
  4. L'assurance moyens de paiement qui est offerte par certaines banques

Information basée sur les brochures tarifaires publiées par chaque émetteur en décembre 2015, susceptible de variation. Il convient de vérifier la brochure tarifaire avant toute décision (voir liens sur ce blog).

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mardi 10 avril 2012

Empreinte environnementale des moyens de paiement

Le Rapport Présenté par la Fédération Bancaire Française le 28 juin 2011 Empreinte environnementale des moyens de paiement compare les différentes empreintes environnementales :

  • Chèque de proximité : 15 Grammes eq. CO2 (auquel il convient d'ajouter l'empreinte courrier dans le cas d'un paiement à distance)
  • Carte Paiement de Proximité : 3 Grammes eq. CO2 (abaissable en cas de dématérialisation du reçu sur smartphone)
  • Carte en Vente à Distance : 4 Grammes eq. CO2 (chiffre qui m'étonne car la transaction est brève et souvent sans reçu papier)
  • Espèce : 22 Grammes eq. CO2 (de loin le moins écologique)

Les Français consomment 66% des chèques en Europe en 2012 suivis de loin par les anglais (20% environ)

Et le nombre de chèques émis en France à baissé moins vite que la moyenne Européenne entre 2010 et 2012 : 15% de baisse en moyenne européenne contre une baisse de 10,5% en France en deux ans.

Comment réduire le nombre de chèques, ce qui conduirait aussi à réduire l'endettement puisque le chèque coûte à l'économie Française 0,3% de PIB. Voir quelques pistes ici

  • Mettre sur le marché un moyen de paiement électronique alternatif
  • Imposer la gratuité de la carte à débit immédiat. Nota : Les cartes sont totalement gratuites, et pas seulement la première année, pour le client des banques Internet (Boursorama, ING, Fortuneo)
  • Imposer une taxe écologique sur les chèques, à la charge de celui qui impose le chèque (créancier ou débiteur)
  • Rendre l’acceptation d'un paiement électronique moins coûteux et plus simple pour les associations et autres entités qui ont des difficultés à accepter le paiement carte
  • Mesure de formation/accompagnement des personnes et des entreprises les plus fragiles
  • Modification et adaptation des lois et du code monétaire et financier réglementant le chèque, son usage et son acceptabilité. Les moyens de paiement électroniques doivent être plus favorables que le chèque!!

Les 0,3% de PIB coûtent principalement

  • Aux entreprises PME et Grandes Entreprises
  • Aux Banques qui répercutent d'une façon ou d'une autre les coûts induits par le chèque. La suppression du chèque devrait entraîner une baisse du coût des services bancaires.

jeudi 15 mars 2012

Le Projet OPALYS dans l'impasse? 3 Millions d'€ à la poubelle?

Le Délégation de Service Public OPALYS, signée par le SIPPEREC en janvier 2007 devait permettre le raccordement en fibre optique de 13 communes, dont Nogent-sur-Marne, moyennant un investissement public de 3,3M€

Où en sommes nous 5 ans après? Dans l'impasse puisque le rapport d'activité 2010 n'a pas été approuvé par le SIPPEREC

Le SIPPEREC a refusé de me fournir le rapport d'activité non approuvé, mais un recours auprès de la CADA m'a permis de l'obtenir, et il est ici : OPALYS - CR Technique et Financier 2010

L'introduction du Président d'OPALYS est édifiante : le réseau ne sert qu'à SFR. Donc l'argent public a servi à SFR à poser une fibre qui n'est pas partageable avec les autres opérateurs et non conforme aux recommandations de l'ARCEP. Une fibre unique en France et qui est dans l'impasse sauf à renégocier la DSP comme le demande le délégataire.

IL SERAIT SCANDALEUX DE RAJOUTER DE L'ARGENT PUBLIC DANS CE PROJET...MAIS IL FAUT SORTIR DE L'IMPASSE

Les copropriétés raccordées par OPALYS devront réfléchir sérieusement aux conséquenceS d'une signature d'une convention de raccordement non conforme aux recommandations de l'ARCEP.

Extrait de l'introduction du rapport 2010 OPALYS

L’année 2010 marque également la confirmation de la non adaptation du modèle technico-économique imaginé à la signature de la convention début 2007.

En effet la volonté de la majorité des opérateurs FTTH actuels de se raccorder en passif sur le réseau et non en actif comme prévu à la convention, et l’obligation formulée par l’ARCEP d’ouvrir le réseau en mutualisation passive très en aval, au pied des immeubles, bouleversent complètement l’économie de la DSP. Il est indispensable en 2011 de repenser le modèle actuel en prenant en compte l’évolution importante du marché et de l’environnement réglementaire depuis 2007, et d’imaginer les conditions technico-économique permettant une reprise des investissements et une poursuite de l’exploitation de la DSP dans un contexte de rentabilité retrouvé.

Nous espérons que cette année 2011 nous permettra de trouver une issue constructive avec le Sipperec pour la survie d’Opalys.

dimanche 13 novembre 2011

Nouvelle de la DSP Opalys et du rapport technico financier 2010

Chaque année, OPALYS doit publier le 1er juillet son rapport annuel pour l'année écoulée. Ce rapport public n'est plus publié sur le site du SIPPEREC depuis le rapport 2007. Mais le rapport 2008 est disponible sur ce blog Rapport d'activité Opalys Telecom 2008 suite à ma demande et à l'intervention de la CADA.

J'ai de nouveau demandé le 5 septembre 2011 au SIPPEREC le rapport 2010. Suite à la non réponse du SIPPEREC, j'ai sollicité de nouveau la CADA.

En retour le SIPPEREC ma envoyé le courrier joint Courrier sur Rapport d'activité Opalys 2010.

Il en ressort les points suivants :

  1. Le comité syndical du SIPPEREC a refusé de valider le rapport annuel le 1er juillet dernier, notamment en raison de la publication d'un chiffre d'affaire négatif
  2. Aucun représentant de Nogent n'était présent, excusé ou avait donné procuration

Je ne manquerai pas de publier le rapport dès qu'il sera disponible

dimanche 30 octobre 2011

Alarme anti chute pour seniors

L' Europe vieillit et de plus en plus de personnes âgées vivent seules. Leur hantise et la hantise de leur proche ? Tomber sans pouvoir alerter un proche ou les secours.

De très nombreuses solutions existent sur le marché sous forme de service consistant à prévenir les proches quand le senior appuie sur un bouton rouge.

Les prix sont de l'ordre de 250€ à 300€ par an pour un service de base, avec des suppléments pour des services supplémentaires tel que détecteurs de chute etc.

Voici quelques prix d'abonnement mensuel relevés sur Internet (nota : 50% du prix est récupérable sous forme de crédit d’impôt en 2011)

Comparatif alarmes anti-chute pour seniors

Or, il est possible grâce aux nouvelles technologies, d'obtenir le même service pour 120€ payable une seule fois auquel on ajoute 1€ par mois.

En effet, la technologie des services existants est éprouvée, mais ancienne. D’où le coût élevé. Certains fournisseurs promettent de nouvelles technologies...plus cher.

Comment faire pour abaisser les coûts en améliorant le service? En achetant un boitier d'alarme directement relié (comme un téléphone mobile) au réseau cellulaire.

Un fournisseur lituanien, que j'ai testé, fabrique et commercialise trois boitiers allant de 120€ à 200€ : Teltonika

A ce boitier, il est nécessaire d'ajouter un carte SIM à acheter chez un opérateur mobile. Le moins cher que j'ai trouvé facture la carte SIM 1€ par mois plus les communications et les SMS.

Avantage de cette solution, par rapport aux services existants :

  1. Abonnement à 1€ et solution moins chère dès le douzième mois
  2. Fonctionnalités en plus : envoi un SMS en cas d'alarme avec l'endroit où a eu lieu l'alarme, détecteur de chute automatique, fonctionne en dehors du domicile, détecte l'éloignement du domicile (utile pour Alzheimer), etc...

Inconvénient

  1. Pas de crédit d’impôts
  2. Nécessite une lecture technique en anglais pour la mise en œuvre et le paramétrage initial en raison du très grand nombre de fonctions, mais ensuite il fonctionne comme les autres
  3. Nécessite d'être dans un endroit couvert par le réseau mobile

Il existe de nombreux autres boitiers disponibles hors de France :

mardi 30 août 2011

Ma taxe foncière a augmenté de 3,58% en 2011

La partie strictement communale a augmenté de 1,98% contre une augmentation de 1,22% l'an dernier Les ordures ménagères ont augmenté de 3,47% (elles avaient déjà augmenté de plus de 6% l'an dernier) : 447€ pour les ordures ménagères pour deux personnes !! et 342,85€ il y a 10 ans. Soit une augmentation du ramassage des ordures ménagères de 30,38% en 10 ans.

Ce qui fait que la somme des dépenses ci-dessus, qui est sous la responsabilité de la commune, a augmenté de 2,34%.

Le reste dépend du département, de la région et 19€ de taxe spéciale d'équipement pour le Grand Paris.: Une nouveauté.

samedi 14 mai 2011

Le règlement d'urbanisme de Nogent-sur-Marne enfin en ligne

Réglement d'urbanisme de Nogent-sur-Marne - Zone UC

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mercredi 23 février 2011

Début de la fibre à Nogent en image en live

Ce jour, 23 février 2011, 2000 mètres de fibres sont tirées dans les conduites France Telecom pour préparer le fibrage de 593 logements comme le montre le plan ci-dessous qui concerne l'avenue de la Source (jusqu'au 19) et l'avenue de la Belle Gabrièle. Plan de fibrage avenue de la Source

Suite à cette pose, les raccordements avec le réseau principal seront probablement effectués dans la foulée (une semaine?). Ensuite, on peut espérer que les copropriétés et peut-être les pavillons pourront être raccordés. Ci dessous la bobine de fibre et la chambre de tirage ouverte ou passe la fibre :

Bobine de fibre Chambre de tirage

Il serait intéressant de pouvoir être informés sur un planning plus détaillé. En effet, ce matin en même temps que France Telecom posait la fibre dans des conduites existantes, une entreprise faisait des tranchées à 50 mètres de là près du RER, sans que les ouvriers puissent indiquer l'objectif de de ces travaux.

La Mairie maitrise elle tous ces travaux? Pourquoi une communication aussi floue? Si j'ai pu prendre la photo des plans, la Mairie pourrait fournir une meilleure information sans fournir ces plans qui sont probablement confidentiels.

mercredi 16 février 2011

Championne d'Europe de l'utilisation du chèque, la France doit-elle renoncer aux chèques bancaires et mettre en place un malus écologique sur l'émission de chaque chèque

L'arrivée du SEPA ( Single Euro Payments Area ou espace unique de paiements en euro) doit être l'occasion pour la France de réellement se poser la question de la suppression du chèque. Le SEPA ne prévoit l'introduction que de paiements entièrement électroniques, et déjà 14 pays européens ont supprimé l'usage du chèque. La France consomme 50% des chèques européens et est de très loin le plus gros consommateur européen de chèques.

La Grande-Bretagne, deuxième plus mauvais élève de l'Europe, a récemment décidé la suppression des chèque à l'horizon 2018 avec un plan de migration et d'aide à la migration

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lundi 13 décembre 2010

Orange prépare la fibre pour 346 logements à Nogent-sur-Marne

Ce matin, 13 décembre 2010, j'ai croisé des techniciens qui avaient ouvert la chambre de tirage située ici au coin de l'avenue de la Source et de l'avenue des châtaigniers.

Ils m'ont indiqué que Orange faisait le repérage (et la pré-étude) pour fibrer une zone de 346 logements autour de Leclerc, avenue de la Source, avenue de Joinville etc.

Donc, c'est pour bientôt...bien que pour l'instant la techno pour les pavillons ne soit pas encore complètement validée.

Par ailleurs, une fibre est déjà présente dans cette chambre de tirage...Il pourrait s'agir de Free. J'avais déjà vu il y a trois semaines des techniciens..

N'hésitez à demandez aux techniciens des infos...cela semble être le seul moyen d'avoir une info fiable.

En synthèse la fibre va arriver à moins d'un mètre de ma maison!! et j'ai repéré un petit goulot qui va directement chez moi :-)

samedi 20 novembre 2010

La guerre de la fibre à Nogent

Alors que SFR a fibré 800 logements sur 13000 environ en 4 ans, via la DSP OPALYS, avec le premier client final raccordé cet été avec 2 ans de retard et 3M€ d'argent public, les deux autres opérateurs ne restent pas manchots.

Comme indiqué sur Nogent-Citoyen, Monsieur Ippolito a annoncé "le déploiement de la fibre optique par ORANGE sur environ 50 % de Nogent sur Marne en 2 à 3 ans"

Mais ces déclarations sont bien floues et peuvent être précisées de la façon suivante :

  • Nogent fait partie des communes dites en zone très dense (ou zone 1) selon cadre défini par l'ARCEP. C'est à dire concurrence à outrance
  • dans le cadre du plan de déploiement quinquennal prévu par Orange, Nogent à la chance de figurer parmi les 9 villes du Val de Marne déployées en 2010 !
  • Opalys a déjà réalisé du fibrage local, rendant 800 logements raccordables (via SFR pour le moment, mais doit le proposer aux autres...)
  • Orange est actuellement en phase de reconnaissance du génie civil, suivi immédiatement par le passage des fibres "horizontales"
  • Il reste ensuite aux équipes dédiées Orange sur le sujet, à négocier le principe de devenir "Opérateur d'Immeuble", action en cours de démarrage.
  • Orange est actuellement en train de définir la cartographie du déploiement de la "tranche 2011"
  • 50% s'entend comme 50% en surface environ. Donc un peu plus de 50% de la population car il est probable que Orange privilégiera les zones les plus denses
  • Le raccordement des pavillons ne semble pas prévu actuellement : des expérimentations sont en cours pour définir les technologies les plus adaptées...à suivre

J'ai vu, autour du 18 novembre 2010, une société poser de la fibre avenue des Châtaigniers. Le chef de chantier n'a pas voulu me dire pour qui il travaillait et les ouvriers portaient des vêtements fluo avec le carré SFR.

Il peut s'agir :

  • Soit de de FREE qui commence du fibrage sauvage, sans vraiment avoir informé la commune et en utilisant le génie civil de Orange.
  • Soit de la fibre pour le projet video-protection

La bonne nouvelle : il semble qu'il reste de la place dans le génie civil sous-terrain de Orange. C'est la raison pour laquelle les objectifs d'Orange semblent réalistes.

Il semble que Saint-Mandé et Vincennes soient plus avancés que Nogent.

En synthèse, il se confirme que les 3M€ d'argent public fournis à OPALYS/SFR il y a 4 ans furent une bien mauvaise utilisation de l'argent public. Je l'avais écrit à JP Martin début 2007 avec des arguments étayés, lors d'une petite étude faite à sa demande.. Cet argent aurait pu servir à fibrer les inévitables laissés pour compte de la fibre dans 3/5 ans.

mercredi 29 septembre 2010

FTTH : la concurrence dans les zones moins denses

http://www.degroupnews.com/actualite/n5273-ftth-regulation-internet-tres_haut_debit-concurrence.html?xtor=RSS-1

jeudi 16 septembre 2010

Retraite régime général : Réflexion sur l'injustice du système de surcote et décote inadapté pour les carrières longues et ceux qui souhaitent travailler plus longtemps

Le système de retraite du régime général dispose d'un système de décote et surcote avec un double objectif :

  1. Adapter le montant de la pension au montant cotisé et la durée de cotisation, avec en particulier une incitation à travailler au delà de l'age légal et à cotiser plus
  2. Faire en sorte que ceux qui travaillent au delà de l'age égal puisse augmenter leur pension

Ce système, si le calcul de la surcote et de la décote était bien fait, devrait être juste et avoir les avantages suivant :

  1. Si vous prenez votre retraite plus tard vous en profiterez moins longtemps et couterez moins cher au système. Une surcote est donc juste car une personne prenant sa retraite 5 ans plus tard, la touchera pendant 20 ans au lieu de 25 ans en moyenne, en supposant une espérance de vie de 25 ans à 60 ans.
  2. Si vous cotisez plus longtemps, vous avez contribué plus au système et il est normal que vous en recueillez les fruits

Chacun sait que un système à point serait plus juste que le double système des trimestres et des montants moyens cotisés sur les 25 meilleures années, mais dans un premier temps on n'en parlera pas.

Le système AGIRC-ARRCO est également imparfait en matière de décote et surcote.

Voici quelques exemples parlants.

Prenons trois personnes ayant exactement le même revenu moyen des 25 meilleures années (on suppose que la durée de cotisation sans décote est 41 annuités) :

  1. A a cotisé 44 annuités et est parti à l'âge légal
  2. B a cotisé 41 annuités et est parti 5 ans après l'âge légal
  3. C a cotisé 41 annuités et un trimestre et est parti un trimestre après l'âge légal

Seul C aura une surcote, alors que B coutera moins beaucoup moins cher au système et que A a cotisé bien plus longtemps et aura contribué beaucoup plus. La solution : une demi surcote pour les trimestres en plus et une demi surcote pour les départs tardifs, au lieu du système actuel qui ne donne de surcote que si on a dépassé l'age légal ET cotisé plus.

Avec un bon système de surcote/decote, un salarié ayant cotisé 44 ans devrait pouvoir partir à 60ans au lieu de 62ans sans décote, réglant automatiquement le problème des carrières longues

Le système AGIRC est également imparfait et peu incitatif à travailler plus longtemps, bien que basé sur des points. Prenons 3 personnes qui ont exactement le même nombre de points AGIRC :

  1. A n'a pas tous ces trimestres au régime général
  2. B part en retraite à l'âge légal
  3. C part 5 ans plus tard que B

B et C auront la même retraite AGIRC, mais C la touchera 5 ans moins longtemps A subira une décote

La solution pour l'AGIRC et l'ARRCO : un système basé que sur les points sans décote lié aux trimestres, avec une surcote pour ceux qui partent après l'âge légal

La taxe foncière augmente de 3,08% à Nogent en 2010

Basé sur mon avis d'imposition 2010 qui vient d'arriver électroniquement, la taxe foncière totale 2010 augmente sensiblement moins vite que l'an dernier :

  • 3,08% alors que en 2009 elle avait augmenté de 4,03%

Cette augmentation est encore trop élevée et nettement plus rapide que l'inflation, malgré une modération sans précédent depuis 2003 de la partie communale (1,23% contre 2,49% l'an dernier)

Par contre les ordures ménagères augmentent de 6,47% en 2010 soit autant que sur l'ensemble de la période 1998-2008 ou cette taxe avait augmenté au total de 6,3%. En 2009 elle avait augmenté de 2,47%.

Qui peut expliquer cette explosion que rien ne laissait prévoir?

Quand Monsieur le Maire arrêtera-t'il de communiquer : "les taux d'impôts locaux n'augmentent pas". Cette phrase est juste, mais elle ne représente aucune réalité économique, car la base d'imposition augmente.

Chaque année les impôts locaux augmentent beaucoup plus vite que l'inflation avec un coupable différents :

  • En 2010, c'est le département et les ordures ménagères
  • En 2009 c'est Monsieur le Maire de Nogent.

Mais au total, les impôts dépendant de la commune, c'est à dire la partie purement locale et les ordures ménagères où nous sommes associés au Perreux, augmentent de 2,46% contre 2,48% l'an dernier. Bien plus que l'inflation.

samedi 4 septembre 2010

L'offre Fibre optique FTTH SFR/Opalys est enfin opérationnelle à Nogent-sur-Marne

Un lecteur vient de se faire installer le premier accès ! Il nous écrit :

"L'offre SFR/Opalys est enfin opérationnelle, je viens de me faire installer le premier accès !"

Il a précisé :

''Eh bien je réside à la (nouvelle) corniche depuis peu, et je consulte régulièrement les sites des opérateurs sur leur disponibilité fibre. Sfr a ouvert les abonnements courant Août, et j'ai à priori eu droit à la pose du premier accès. La fibre Opalys est donc enfin utilisée.''

Quelqu'un peut-il en dire plus? Bizarre qu'aucune annonce n'ait était faite de cette première installation.

Le premier utilisateur communique après avoir testé la vitesse de sa connexion ::

"Je regarderai s'il y a un engagement contractuel, mais pour l'instant en étant le seul utilisateur on est bien à 100 Mb en réception et 50 en envoi.

La fibre est déployée à la Corniche jusqu'aux paliers, on la prolonge jusqu'à l'appartement lors de l'installation. Un sous-traitant de SFR s'en est chargé."

Quelques nogentais se trainent à 0,5 Mb, soient 200 fois moins.

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